Comment le VIH agit-il sur l’organisme ?

Provoqué par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), le syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA) est une maladie qui affaiblit considérablement le système immunitaire de l’organisme laissant la voie libre à de nombreuses maladies opportunistes telles que la tuberculose, les cancers et les mycoses. Mais comment le VIH procède-t-il donc pour ce faire ? Éléments de réponse.

VIH et séropositivité

Une fois présent dans l’organisme, le VIH – qui se transmet par le sang, le sperme, les sécrétions vaginales, le liquide pré-séminal et le lait maternel – s’attaque aux lymphocytes T4, des cellules clés pour le système immunitaire. Également appelés lymphocytes T auxiliaires ou lymphocytes T CD4+, ces cellules sont en charge d’activer et de coordonner les réponses aux agents pathogènes pouvant menacer le bon fonctionnement de l’organisme.

Doté de protéines reconnues par les lymphocytes T4, le VIH s’infiltre dans les globules blancs et y intègre son patrimoine génétique. Les fonctions des lymphocytes T4 s’en trouveront modifiées et elles se mettront à produire malgré elles de nouvelles cellules VIH qui vont répéter le même processus sur d’autres cellules avant de les détruire.

Durant cette phase, l’organisme tentera d’endiguer la multiplication du VIH en synthétisant des anticorps spéciaux anti-VIH. Ce sont ces anticorps que l’on cherche à détecter lors d’un dépistage par prise de sang ou par autotest SIDA. Si leur présence est décelée dans le sang d’un individu, ce dernier sera alors qualifié de séropositif au VIH. Il faut noter qu’il faut attendre entre 3 semaines à 3 mois après la contamination pour que les anti-VIH puissent être détectés dans le sang.

SIDA et maladies opportunistes

Plus le VIH s’en prend aux lymphocytes T4 dont le nombre tend à diminuer considérablement, plus sa quantité augmente et plus les défenses immunitaires sont affaiblies. Il en résulte l’immunodéficience de l’organisme qui ne trouve plus assez de force pour se prémunir et se défendre contre les infections. C’est à ce stade que l’on parle de syndrome d’immunodéficience acquise ou SIDA.

Lorsque le nombre de lymphocytes T4 dans le plasma sanguin descend sous la barre des 200 / mm3 – contre un taux normal de 500 / mm3 –, l’organisme s’expose fortement au développement de maladies dites « opportunistes ». Ce sont généralement des infections causées par des virus, des bactéries, des parasites ou encore des champignons déjà présents dans le corps et qui jusque-là pouvaient encore être gérés par le système immunitaire. Ces micro-organismes peuvent donner lieu à une pneumocystose, une toxoplasmose, un cytomégalovirus, la tuberculose, des mycoses ou encore des cancers.

Selon les estimations et selon les personnes infectées, un délai de 10 ans peut être observé entre la séropositivité et le stade d’apparition du SIDA, ce qui rend le VIH difficile à détecter sans un dépistage précoce.

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